Article mis en ligne le 16/09/2017.

MELAPRED, le premier test génétique pour connaitre son risque de mélanome

 Nous sommes très heureux de relayer l'annonce du lancement du premier test génétique permettant de mesurer le risque de mélanome en pratique clinique courante. En effet, l’IFSS a soutenu financièrement ce projet dès 2012 en faisant un don à l’association de recherche scientifique en charge du projet.
Ce test d’évaluation du risque de mélanome est basé à la fois sur des critères cliniques (comme l’est le "Diagnostic Solaire" de l’IFSS, qui a été élaboré par les mêmes chercheurs) et sur une analyse génétique spécifique (sur un prélèvement salivaire).

 

D'après une communication du Pr Nadem Soufir lors du congrès EADV 2017.


 Le Pr Nadem Soufir (Hôpital Bichat - Paris) a annoncé lors du congrès Européen de Dermatologie (EADV 2017, Genève) le lancement d’un nouveau test de dépistage de la susceptibilité au mélanome : le MELAPRED (Melanoma Prediction).

Ce test vise à identifier les personnes à risque de mélanome pour mieux cibler le dépistage.

 

Ce test simple est réalisable au cabinet du Médecin Généraliste ou du Dermatologue par un simple examen clinique et le recueil d’un échantillon de prélèvement salivaire qui va permettre d'analyser les caractéristiques génétiques du patient.
Ce test est basé sur un algorithme qui intègre à la fois les caractéristiques cliniques de la personne et ses caractéristiques génétiques (la personne doit donner son consentement pour que le test génétique soit réalisé). Le résultat du test est envoyé au médecin dans un délai de quelques semaines.
En cas de score élevé de risque de mélanome, le médecin aura la possibilité de faire une surveillance régulière du patient, afin de pouvoir détecter le plus efficacement possible les mélanomes débutants.

 

Ce test pourrait s’adresser à l’ensemble de la population, mais dans un premier temps il sera réservé aux personnes qui présentent déjà un facteur de risque de mélanome : personne ayant un antécédent de mélanome dans sa famille, immuno-déprimé, patient recevant une PUVA-thérapie, et les personnes travaillant en zone photo-exposée (marins-pêcheurs, agriculteurs,…).


Il sera disponible dans certains services hospitaliers dès la rentrée 2017.