Article mis en ligne le 28/08/2012.

Soleil et cancer de la peau : les choses ne sont pas si simples

Le Dr Brigitte Houssin, Médecin formée à la micronutrition, est l’auteur d'ouvrages sur le soleil et la vitamine D: « Soleil, mensonges et propagande » et « Vitamine D, mode d'emploi » (éditions Thierry Souccar).

 

 

La fréquence des mélanomes augmente alors que les taux de vitamine D des français sont au plus bas et que l'exposition solaire diminue. C'est donc une situation apparemment paradoxale qui interpelle fortement. Si on regarde bien la littérature scientifique le problème dans le mélanome c'est le coup de soleil : coups de soleils répétés dans l'enfance, surtout pour des personnes présentant des peaux à risque (phototype 1, présence de grains de beauté, etc.). Quand je parle avec des dermatologues, je constate qu'ils ont la même position : ce qu'ils redoutent c'est le coup de soleil, mais aucun dermatologue n'est opposé à une exposition modérée, progressive, raisonnable au soleil sans jamais que la peau ne rougisse.
Un autre fait à considérer est que les mélanomes les moins graves, les moins difficiles à traiter sont observés chez les personnes qui ont les meilleurs taux de vitamine D. On voit donc également dans ce cas l'intérêt d'une exposition solaire modérée.
 
Si on parle maintenant des autres cancers de la peau, bien plus fréquents que le mélanome et aussi bien moins graves, on sait qu'ils sont liés à l'exposition solaire excessive. Une étude américaine chez des soldats de la Marine a montré en effet une fréquence plus élevée de ces cancers de la peau liés à l'exposition chronique au soleil,  mais également moins de cancers des organes internes, grâce à un bon taux de vitamine D.
 
Donc, on voit bien que la solution, c'est une exposition solaire sans coup de soleil, afin de ne pas augmenter le risque de cancer cutané, tout en diminuant le risque d'autres cancers et maladies.

 




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