Cabines UV et réglementation

 

Le recours aux cabines UV peut être envisagé pour maintenir un taux de vitamine D adéquat, notamment en hiver.

 

L’exposition aux UV est indispensable à la synthèse de vitamine D par l’organisme.
En France, en raison de la latitude élevée, le rayonnement solaire contient trop peu d’UVB en hiver (octobre-mars) pour induire une production significative de vitamine D.
La voie alimentaire n’est jamais suffisante pour compenser ce déficit et la solution médicamenteuse comporte un risque théorique de surdosage.
Le recours aux cabines UV, peut être envisagé pour maintenir un taux de vitamine D adéquat, notamment en hiver.
Le recours aux cabines UV comme source de vitamine D comporte plusieurs avantages :
• les cabines sont aisément disponibles dans toutes les régions de France
• le mécanisme physiologique de production de vitamine D est le même que celui d’une exposition au soleil
• la production de vitamine D sous l’influence des UV est un phénomène auto-régulé : il n’y a pas de risque de surdosage (Vieth R 1999)1
• la dose et la durée d’exposition sont connus et contrôlables et peuvent être adaptés en fonction du phototype.

L’efficacité des cabines UV sur la production de vitamine D a été démontrée (Moan J 2009)2 : des séances répétées en hiver permettent d’amener le taux de 25(OH)D au niveau du taux estival. L’effet est plus marqué chez les personnes ayant les taux de vitamine les plus bas avant les séances.
Les taux reviennent aux taux initiaux en environ 4 semaines.

 

 

En France, nous bénéficions de la réglementation la plus stricte pour profiter des UV en toute sécurité

 

Le marché Français a une spécificité par rapport aux autres pays, car l’activité du bronzage en cabine est régie par un décret très strict depuis 1997, qui protège au mieux le consommateur. Le dernier rapport de la DGCCRF montre d’ailleurs une conformité au niveau de la législation UV.

Cette réglementation extrêmement exigeante pour le bronzage en cabine, fait aujourd’hui référence dans toute l’Europe tant elle est bien construite.
Elle exige notamment :
• L’utilisation d’un rayonnement filtré par des appareils de type « UV 1 » avec une puissance limitée parmi les niveaux les plus bas de rayonnement au monde.

• Les appareils doivent être déclarés auprès du préfet du département où s'effectue la prestation.
• La proportion d’UVB ne doit pas dépasser 1,5 % de l'éclairement énergétique UV total émis par l’appareil.
• Les appareils de type UV 1 et UV 3 mis à la disposition du public font l'objet d'un contrôle technique qui doit être effectué à l’ouverture puis au moins tous les deux ans par un organisme agréé par le ministre chargé de la santé.
• Les appareils de bronzage ne peuvent être mis à la disposition du public que sous la surveillance directe d'un personnel qualifié, ayant reçu une formation définie par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de la consommation.
• Interdiction aux mineurs à la peau plus fragile.
• Information au public renforcée par le biais d’un affichage obligatoire, évoquant les risques liés à une surexposition, les contre-indications et les plans de bronzage qui tiennent compte de la sensibilité de la peau.
• Port des lunettes obligatoire assurant une protection appropriée des yeux. Ces lunettes doivent être conformes aux normes dont les références sont publiées au Journal officiel de la République française.
• Désinfection obligatoire des cabines entre deux utilisations.
• Obligation d’enlever tout cosmétique avant la séance.


Tableau comparatif des différentes législations concernant la mise à disposition auprès du public de certains appareils de bronzage utilisant des rayonnements ultraviolets
 
 
 

 

1. Vieth R. Vitamin D supplementation, 25-hydroxyvitamin D concentrations and safety. Am J Clin Nutr 1999;69:842-56.
2. Moan J et al., Sunbeds as vitamin D sources. Photochem Photobiol 2009;85(6):1474-9.