La surveillance renforcée des arboviroses en France métropolitaine a repris depuis le 1er mai et reste active jusqu’au 30 novembre afin de limiter la circulation du moustique tigre et des virus qu’il transmet comme le chikungunya, la dengue et le Zika. Les autorités sanitaires, dont Santé publique France, suivent de près les cas importés et les rares signalements autochtones pour déclencher des actions rapides de prévention et de démoustication. Cet article fait le point sur les cas récents, les régions concernées et les gestes qui permettent de réduire le risque au quotidien.
Sommaire
Quel est l’état actuel de la surveillance des arboviroses en France?
La période de vigilance s’étend chaque année du 1er mai au 30 novembre, période la plus propice à l’activité d’Aedes albopictus. Les équipes de surveillance recueillent et analysent les notifications de cas importés et locaux afin de détecter toute transmission autochtone. Des dispositifs d’alerte permettent d’engager rapidement des opérations de terrain quand un risque est identifié.
La présence du moustique tigre progresse et couvre désormais une grande partie du territoire métropolitain. Les facteurs contributifs sont nombreux et incluent le réchauffement climatique, l’urbanisation et l’augmentation des déplacements internationaux. Les données récentes aident à prioriser les interventions locales et les campagnes d’information.
Quel foyer de chikungunya a été identifié dans le Var?
Un premier cas autochtone de chikungunya en 2025 a été confirmé le 11 juin dans le département du Var, précisément sur la commune de La Crau. Il s’agit d’un signalement local rare, qui mobilise immédiatement l’Agence régionale de Santé et les équipes opérationnelles pour contenir la circulation du virus. Les actions locales incluent la recherche des cas potentiels autour du foyer et des mesures de réduction de la population de moustiques.
Depuis le début de la surveillance renforcée et jusqu’au 10 juin 2025, plus de 507 cas importés de chikungunya ont été recensés en métropole. Sur la période de janvier à fin avril 2025, les déclarations avaient déjà atteint 919 cas importés, principalement après des séjours à La Réunion, Maurice, Mayotte et Madagascar. Ces flux expliquent en partie le risque d’introduction du virus si le moustique vecteur est présent localement.
L’Agence régionale de Santé PACA a déclenché des opérations de démoustication sur la voie publique et dans les jardins privés à proximité du domicile du patient. Une enquête en porte à porte vise à repérer rapidement toute personne présentant des symptômes évocateurs et à réduire ainsi le risque de nouvelles transmissions.
Y a-t-il eu des cas de dengue ou de Zika en métropole?
À ce jour, la surveillance n’a pas identifié de cas autochtones de dengue ou de Zika en 2025, mais plusieurs cas importés ont été déclarés depuis le 1er mai. Les voyages vers des zones tropicales expliquent l’essentiel des importations, ce qui reste surveillé de près pour éviter une circulation locale via Aedes albopictus.
Voici un aperçu synthétique des observations récentes et des bilans de 2024 :
| Agent | Période récente (1er mai–11 juin 2025) | Bilan janvier‑avril 2025 | Chiffres 2024 en métropole |
|---|---|---|---|
| Chikungunya | 0 autochtone signalé hors Var, 507 cas importés | 919 cas importés | 1 autochtone en 2024 (Île‑de‑France) |
| Dengue | 0 autochtone, 337 cas importés | 1 099 cas importés | 4 683 cas importés et 11 épisodes autochtones (83 cas) |
| Zika | 0 autochtone, 2 cas importés | 5 cas importés | 8 cas importés en 2024 |
Comment réduire efficacement le risque lié au moustique tigre?
Aedes albopictus est désormais implanté dans de nombreux départements métropolitains et représente le principal vecteur concerné par ces arboviroses. Son adaptation aux milieux urbains et sa capacité à pondre dans de petits réceptacles rendent la lutte collective indispensable. Une combinaison d’actions individuelles et d’intervention publique limite la nuisance et la transmission des virus.
Les mesures de prévention à appliquer chez soi et à l’extérieur incluent des gestes simples et efficaces. Adoptez ces habitudes et encouragez vos voisins à en faire autant pour créer un environnement moins favorable aux moustiques :
- Portez des vêtements couvrants lorsque vous êtes à l’extérieur pour diminuer les piqûres.
- Utilisez des répulsifs de qualité sur la peau selon les recommandations d’usage.
- Fermez ou couvrez les récupérateurs d’eau et éliminez les soucoupes pleines autour des pots de fleurs.
- Installez des moustiquaires et mettez des ventilateurs dans les pièces à vivre pour gêner l’approche des insectes.
Si vous retournez d’un séjour dans une zone où circulent ces virus, surveillez l’apparition de symptômes tels que fièvre brutale, courbatures, douleurs articulaires, maux de tête ou éruption cutanée. En cas de doute, consultez un professionnel de santé en précisant vos antécédents de voyage afin d’orienter rapidement le diagnostic et les actions de santé publique.
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Alexandre Garros est un passionné de nutrition et de bien-être. Avec son expertise en diététique et en santé naturelle, il accompagne les lecteurs du site IFSS dans leur quête d’un mode de vie sain et équilibré.
